Vigilance

Les attentats de janvier et la montée de l’intolérance rappellent combien les libertés fondamentales et le pluralisme doivent toujours être défendus face aux sceptiques, aux opportunistes, aux fanatiques.
De même, la carte de presse – et la Commission qui la délivre depuis 80 ans – subit des agressions sans précédent. Ses critères impartiaux déplaisent à ceux qui, forts de leur position médiatique dans la profession, s’honoreraient pourtant d’en être les plus zélés ambassadeurs…
Leurs attaques portent d’autant plus que le journalisme subit une grave crise, menaçant les plus fragiles d’entre nous.
Il n’est donc pas surprenant que soient remis en cause la grande loi sur la presse de 1881, menacée d’amputation*, ou encore le statut de journaliste professionnel (1935), instaurant notamment le « mois par année » (indemnité en cas de licenciement), les clauses de conscience et de cession… et la carte d’identité de journaliste professionnel. Et, au lendemain du décès de l’ex-député Jacques Cressard, que sa loi (de 1974) reconnaissant au journaliste rémunéré à la pige les droits de tous les salariés, doive encore être défendue pied à pied, jusque dans les prétoires.
Qui d’autre que le SNJ, à l’origine du statut, présent partout, serait le mieux à même de repousser ces menaces ? Envoyer à la Commission des démagogues ou des dilettantes serait la pire option. Les journalistes peuvent compter sur les élus SNJ, qui, forts d’une longue expérience, seront capables de préserver nos acquis tout en prenant en compte les évolutions de la profession.
C’est à vous, adhérents au SNJ, qu’il appartient de poursuivre ces combats, par votre vote et en incitant tous les journalistes à voter SNJ.

Eric Marquis
Secrétaire général du SNJ Ile-de-France
Ancien président de la CCIJP

Voir le portrait d’Eric Marquis

* Voir le communiqué du SNJ :
« Liberté de la presse : halte au feu ! »

 

Edito de SNJ Info, le 4-pages du SNJ Ile-de-France, n°131.