manifestation Charlie Paris

Pourquoi voter, adhérer et militer SNJ ?

Voter SNJ, c’est voter pour un syndicat combatif. Depuis sa naissance, en 1918, le SNJ est à l’origine de toutes les conquêtes de la profession : statut, carte de presse, Commission de la carte, convention collective, loi Cressard sur les pigistes.

On doit au SNJ l’obtention de la reconnaissance du droit d’auteur pour tous les journalistes, qui a désormais sa commission nationale paritaire (CDAJ).

Le SNJ a des représentants à l’Afdas (formation professionnelle) et chez Audiens (prévoyance), où ils défendent la spécificité des métiers de la profession. L’information est un bien public, justifiant un niveau d’exigence élevé tant pour nos concitoyens que vis-à-vis des patrons de presse. Ces derniers bénéficient d’aides publiques qui devraient être conditionnées par le respect de critères sociaux et éthiques de leur part.

Voter SNJ, c’est voter pour l’expertise et l’efficacité. Majoritaire parmi les syndicats de journalistes au sein de la Commission de la carte, le SNJ présente des candidats expérimentés dans toute la France, des correspondants régionaux aux commissaires des deux instances, attachés au fonctionnement paritaire de l’institution. Les élus du SNJ sont présents tous les jeudis à la CCIJP pour instruire les dossiers, avec justesse et équité.

Alors que plus d’un quart des journalistes sont en CDD, pigistes ou chômeurs, le SNJ a obtenu que le niveau de référence des revenus soit ramené à un demi-smic pour conserver la carte. Il se bat pour que la Commission tienne compte des difficultés des plus fragiles et que leur situation soit exami- née sur plusieurs années, en particulier pour les photojournalistes.

Voter SNJ, c’est voter pour un syndicat de militants. Implanté dans tous les secteurs, présent dans la plupart des entreprises de médias, représenté dans toutes les branches professionnelles de la presse, le SNJ est un réseau de délégués et de militants de terrain qui sont avant tout journalistes, les deux pieds dans leurs rédactions. Il n’y a pas de permanent syndical au SNJ, uniquement des élus de terrain.

Voter SNJ, c’est lutter contre la précarité. Le SNJ tient chaque semaine des permanences, animées par des militants chevronnés, pour conseiller et accompagner des consœurs et confrères souvent démunis face à des pratiques patronales abusives telles que le statut d’auto-entrepreneur imposé par des employeurs peu scrupuleux, ou le paiement en droits d’auteur ou sur factures, alors que tout journaliste doit être rémunéré en salaire (loi Cressard, 1974).

Le respect des droits des journalistes rémunérés à la pige et l’emploi des jeunes journalistes sont des préoccupations constantes des délégués du SNJ.

Voter SNJ, c’est voter pour l’indépendance des rédactions. Alors que le pluralisme des idées perd chaque jour du terrain, du fait de la confiscation aux mains de quelques-uns de l’ensemble des grands médias, alors que les rachats, fusions, synergies, mutualisations s’accompagnent de plans sociaux (médias audiovisuels compris), le SNJ milite pour doter les rédactions d’un statut juridique qui leur permettrait de lutter contre les projets mortifères pour la qualité de l’information, mais aussi contre les pressions du marketing et des actionnaires.

Voter SNJ, c’est voter pour un syndicalisme novateur. Syndicat catégoriel et non pas corporatiste, le SNJ est ancré depuis toujours dans le mouvement social. Membre fondateur du Groupe des dix, devenu à la fin des années 90 l’Union syndicale Solidaires, le SNJ est autonome au sein de cette structure syndicale intercatégorielle qui vient de franchir la barre des 110 000 adhérents. L’Union syndicale Solidaires est porteuse d’un syndicalisme de luttes et de transformation sociale.

Le SNJ est aussi membre fondateur de la Fédération internationale des journalistes, qui représente environ 600 000 journalistes à travers le monde.

Voter SNJ, c’est défendre la liberté d’informer. Le SNJ est systématiquement au côté des journalistes agressés, menacés, empêchés d’exercer, en France et à travers le monde. Le SNJ défend la liberté d’informer et attend toujours qu’une loi garantisse enfin la protection du secret des sources des journalistes.

Voter SNJ, c’est promouvoir une information éthique et de qualité. La déontologie est inscrite dans l’histoire du SNJ, qui s’est construit sur un acte fondateur : la rédaction de la charte d’éthique de 1918. Le SNJ milite sans relâche pour que ce texte, actualisé en 2011, déjà adopté dans les accords d’entreprise de France Télévisions, et qui le sera bientôt à Radio France, soit inclus dans la convention collective. Le SNJ milite pour que les nouvelles formes de fabrication de l’information, quelles qu’elles soient, sur le web, sur les ondes comme sur le papier, ne s’affranchissent pas des grands principes de cette charte.

© Photo collection SNJ