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Laure Kermanac’h, candidate en première instance

La nouvelle génération

Laure Kermanac’h est la benjamine de la Commission de la carte. Et c’est souvent vers elle que les regards se tournent lorsque des questions se posent sur les sites d’information en ligne. Car c’est aussi celle qui connaît le mieux les nouvelles technologies. Laure, qui a suivi des études de graphisme a été embauchée au Figaro.fr en 2007, après un emploi dans la publicité. Recrutée pour ses compétences tech- niques en infographie, elle est rapidement devenue journaliste. Un métier qui aujourd’hui la passionne.

Au cours de ces années, Laure a vécu la montée en puissance de l’information sur internet: « Au départ, la cellule web du Figaro était complètement isolée, aujourd’hui nous sommes en plein cœur de la rédaction, et nous sommes maintenant 80 journalistes. »

Candidats-Kermanach

Elle est entrée au SNJ, puis a été élue titulaire au CE il y a quatre ans, avec cet objectif : défendre la place des nouvelles technologies au sein du quotidien et faire admettre que les journalistes du web soient traités comme ceux du print. Très investie dans son mandat à la CCIJP, elle laissera prochainement sa place au CE, mais s’enorgueillit du fait que le SNJ ait été lors du précédent mandat le seul à présenter sur ses listes des journalistes travaillant sur l’information en ligne.

À la Carte, en trois ans d’exercice, Laure a aussi constaté une évolution du regard sur les nouvelles formes de presse via internet : « Je me souviens les premières fois, lorsque quelqu’un se présentait avec une fonction de community-manager, sa demande de carte de presse était presque systématiquement rejetée. » Aujourd’hui, un certain nombre d’entre eux voient leur travail de journaliste reconnu. Ce qu’elle apprécie aussi, Laure, c’est le dialogue entre les représentants patronaux et les élus journa- listes réunis autour de la même table et tous dans un même but: défendre le statut de journaliste tout en s’attachant à étudier chaque dossier avec humanité. « C’est vrai, dit-elle pour finir. Ici, j’ai l’impression de servir à quelque chose… » .

Geneviève FAURE

© Photo collection SNJ