Journalistes pigistes : bien connaître ses droits pour mieux les défendre

Le 15 avril, le SNJ était l’invité de l’Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI) pour parler des droits des journalistes rémunérés à la pige.


Rappels de la définition du journaliste, de celle de la pige (mode de rémunération et non statut), de la présomption légale de contrat de travail pour tout journaliste professionnel. Echanges sur les difficultés à faire respecter le Code du travail et la Convention collective des journalistes rencontrées par de nombreux confrères et consoeurs pigistes, notamment en cas de rupture du contrat de travail du fait de l’employeur. La représentante du  Pôle pigistes du SNJ a souligné la nécessité de bien connaître ses droits pour mieux les défendre individuellement et/ou avec l’aide des délégués de l’entreprise.

Difficultés aussi pour recevoir un salaire correct. Le SNJ tente de négocier un barème minimal du feuillet dans toutes les formes de presse mais aujourd’hui encore, le “gré à gré” et l’opacité règnent sur les tarifs pratiqués dans de nombreuses entreprises de presse. Une consoeur devait témoigner d’une mésaventure : l’important travail d’enquête et de rédaction commandé réclamait un tel investissement en temps qu’elle ne serait même pas rémunérée au niveau du SMIC. Elle ne s’était informée qu’en cours de route du montant de la rémunération. Le SNJ recommande de toujours faire signer un bon de commande écrit précisant le volume de travail et la rémunération ou au moins d’avoir un échange de mails  rappelant les conditions notamment financières de la collaboration. Me Vianney Feraud, avocat spécialisé dans la défense des journalistes (http://vianney-feraud-avocat.blogspot.fr/) devait pour sa part rappeler que le salaire horaire minimum doit être respecté et que rien n’interdit à un journaliste pigiste de réclamer justice aux prud’hommes s’il dispose d’éléments de preuve sur le temps passé sur un article.

La question de la carte professionnelle était également à l’ordre du jour. Joute verbale avec un confrère refusant d’admettre que des factures, des droits d’auteur Agessa ou le régime des intermittent du spectacle ne répondent pas aux exigences légales pour être reconnu comme journaliste professionnel. Mais aussi conseils à une consoeur, répondant à ces exigences, d’envoyer sans tarder son dossier à la CCIJP pour obtenir sa carte. Et, pour tous, l’incitation à aller sur le site www.snj.fr pour réviser ses classiques et connaître les actions menées par le SNJ.