photo charte

Ethique

La qualité pour éclairer les citoyens et la déontologie pour retrouver leur confiance. Face aux flux incessants de « nouvelles », qui peut croire que les médias s’en sortiront autrement qu’en remettant la qualité de l’information au cœur de leurs préoccupations ? Pas le SNJ en tout cas.

Dans un secteur en pleins tourments, qui peut croire que les journalistes seront respectés autrement qu’en remettant l’éthique au cœur de leurs préoccupations ? Pas le SNJ évidemment.

On pourrait rappeler la première décision prise par les fondateurs de ce syndicat : rédiger la « charte du journaliste ». Mais cette antériorité ne peut être une fin en soi. Preuve de la constance de cette préoccupation consubstantielle à l’existence du SNJ, notre charte – après la révision de 1938 – a été actualisée en 2011 pour tenir compte des conditions actuelles d’exercice de la profession. Surtout, nous n’avons de cesse de demander son annexion à la Convention collective afin de permettre à chacun d’en obtenir le bénéfice en la rendant opposable.

Promouvoir la déontologie, c’est aussi militer pour la reconnaissance juridique de l’équipe rédactionnelle afin que l’éthique (re)devienne un sujet de débat au sein des médias. Regagner la confiance des citoyens passe également par la création d’une instance déontologique à laquelle le public sera associé. « Son but sera pédagogique. L’objectif est d’analyser les erreurs commises pour éviter qu’elles ne se reproduisent », écrivait le SNJ en 2012.

Les tragiques événements de janvier ont éclairé cette nécessité sous un jour nouveau. Leur couverture dans l’urgence de l’information en continu a montré qu’il fallait réguler certaines pratiques. Mais surtout, l’irruption du CSA avec ses sanctions à tour de bras rappelle que si la profession ne se préoccupe pas d’éthique journalistique, d’autres le feront à sa place. Pour le pire. Reste que nous demeurons face à un mur : celui des représentants des employeurs, opposés à tout. Comme si la moindre avancée en la matière risquait de les déposséder d’une parcelle de leur pouvoir. Voilà qui en dit long sur la considération qu’ils ont pour le citoyen, au-delà du client qu’il voit en lui…

Tout cela ne peut que renforcer la détermination du SNJ. Dans cette perspective, notre syndicat a adhéré à l’Observatoire de la déontologie de l’information (ODI). Ce n’est certainement pas dans l’adversité que la constance de notre préoccupation va s’étioler.

Alexandre BUISINE
Commission déontologie

Charte2011-SNJ

© Photo collection SNJ