Mythes-et-realite

Commission de la Carte : « Mythes, fantasmes et réalité »

Réunion publique SNJ du 5 mai 2015, à Paris.

L’affaire Pascale Clark (et ses suites…) a suscité un flot de commentaires plus ou moins malveillants sur la CCIJP. Il fallait que quatre « vrais commissaires » à la Carte, candidats à un nouveau mandat, Eric Marquis, Geneviève Faure, Gilles Viellard et Olivier Samain, dissipent rumeurs et fantasmes. Extraits.


Le statut des journalistes

La Carte de presse n’est pas séparable du statut des journalistes créé par la loi en 1935. Font notamment partie de ce statut la clause de conscience, la clause de cession, le « mois par année d’ancienneté ». Selon Eric Marquis, « si on l’isole du statut, la carte n’a plus aucun intérêt, aucun sens ». Face aux attaques contre le statut – rémunération en droits d’auteurs, en auto-entrepreneur, recours au régime des intermittents du spectacle – la CCIJP existe aussi pour attester que la loi est respectée.


Les critères d’attribution de la carte de presse

Rien d’opaque dans les critères d’attribution, contrairement à ce qu’on a pu lire. Ces critères sont au nombre de quatre : le demandeur doit faire un travail de journaliste. Le journalisme doit être son « occupation principale régulière et rétribuée ». Il doit en tirer le principal de ses revenus. L’employeur doit être une entreprise de presse (mais, sur ce point, il existe des exceptions). Enfin, la commission de la carte n’a pas de compétence en matière de déontologie. Et elle ne délivre pas des « brevets de vertu ».


L’affaire Pascale Clark

La notoriété n’est pas un critère d’attribution. Le journaliste de Vis et Clous Magazine – si tant est que cette publication existe… – a droit aux mêmes égards, explique Olivier Samain, que les vedettes de l’audiovisuel. Sa demande de carte est examinée de la même manière, avec le même sérieux, la même bienveillance. Avec son statut d’intermittente du spectacle, dont le service public abuse, Pascale Clark était nettement, elle, en dehors des clous.


L’implication des élus SNJ à la Carte

Mieux vaut voter pour les élus SNJ qui non seulement sont assidus aux réunions plénières deux fois par mois, mais traitent en amont l’essentiel des dossiers. Et les patrons commissaires à la CCIJP ? Comment accomplissent-ils leurs mandat ? Gilles Viellard répond en citant Michel Audiard.